Hadfield dans son Hawk One

Photo : Janet Trost

Chris Hadfield présenta une lithographie de Hawk One à M. Harold Guay, maire de Sainte-Marie de Beauce le 15 septembre. Étaient présents Réal Turgeon, coordonnateur de l’équipe Hawk One et Mme Pauline Vachon, présidente de La Maison Dupuis. Cet évènement eu lieu alors que l’Escadrille du patrimoine centenaire, avec Chris Hadfield aux commandes du F-86 Sabre, eu joint l’Équipe de démonstration aérienne les Snowbirds des Forces canadiennes les 15 et 16 septembre, pour effectuer une série de défilés aériens spectaculaires au-dessus de plusieurs municipalités du Québec, afin de souligner le centenaire de l’aviation au Canada, contribuant ainsi au programme « 100 villes pour 100 ans » des Snowbirds.

par Pierre Asselin, Le Soleil

Reprinted from Le Soleil, 16 September

Aux commandes d’un vieux F-86 Sabre, un des premiers chasseurs à réaction de l’histoire, l’astronaute canadien Chris Hadfield réalise un rêve d’enfance : piloter le tout premier avion qu’il a vu dans le ciel.

“Le tout premier souvenir que j’ai de l’aviation, c’est quand j’étais un enfant, de voir l’escadrille des Golden Hawks [prédécesseurs des Snowbirds]. Et cet avion-ci en faisait partie.” Chris Hadfield est arrivé hier à Québec aux commandes de son Hawk One, un des trois avions qui forment l’escadrille du patrimoine centenaire, avec un F-18 et un Tutor. Ces trois avions accompagnent les neuf Tutor de l’équipe des Snowbirds à des événements pendant l’année.

En tout, le programme du centenaire prévoit que 100 villes seront survolées pour souligner ces 100 ans. Le centenaire commémore le premier vol propulsé au Canada, réalisé par le Silver Dart à Baddeck (en Nouvelle-Écosse) le 23 février 1909.

La douzaine d’avions se posaient hier à l’aéroport de Québec après avoir survolé la Beauce, la Rive-Sud et la capitale. Ils doivent survoler Québec à nouveau aujourd’hui à l’heure du dîner.

Photo : Janet Trost

L’astronaute Chris Hadfield de l’Agence spatiale canadienne, l’invité d’honneur, s’adressa à 150 personnes le 15 septembre à La Maison Dupuis de Sainte-Marie de Beauce – un Centre d’interprétation des pionniers de l’aviation qui contribuèrent au progrès et à l’évolution de l’aviation civile au Québec et au Canada.

Le Hawk One est le seul F-86 Sabre au pays qui soit encore en état de voler, et Chris Hadfield est l’un des cinq hommes formés pour le piloter. Leur formation se limite à un manuel d’instructions. “C’est un monoplace et le premier vol se fait tout de suite en solo, mais nous sommes tous des pilotes habitués à des avions de haute performance. J’ai volé sur 75 différents avions auparavant, alors ça ne m’a pas posé de problème.”

“C’est un des avions les plus agréables à piloter, poursuit-il. Sur un F-18, il faut que les commandes passent par un ordinateur afin que l’avion soit capable de faire ce qu’un F-86 peut faire naturellement. Piloter cet avion, c’est comme voler avec ses propres ailes…”

L’histoire du F-86 est d’ailleurs étroitement liée à celle de notre aviation. Le Canada a en effet fabriqué près de 1800 exemplaires de cet avion, à Montréal, pendant les années 50 et 60. Le Tutor des Snowbirds est quant à lui canadien à 100 % puisqu’il a été conçu et fabriqué ici.

L’ex-pilote des Forces armées souligne la place importante que le Canada a su se tailler pendant ces 100 ans. “Il faut se rappeler que De Haviland est à l’origine de Spar, qui a construit le bras spatial. Et c’est tout cela qui fait qu’aujourd’hui une Canadienne comme Julie Payette se voit confier le rôle d’ingénieure de vol sur un vaisseau spatial. Tout ça arrive en droite ligne de notre histoire.”

Chris Hadfield ne passe que deux jours cette semaine à bord de son avion. Il retourne ensuite à la NASA, avant de partir pour la Russie la semaine prochaine en prévision de la mission à laquelle participe Guy Laliberté.

M. Hadfield s’occupe de la famille de l’astronaute américain Jeff Williams. Il a toutefois eu l’occasion de côtoyer et d’apprécier Guy Laliberté. “J’aime bien Guy Laliberté. C’est un homme intelligent et il est en parfaite condition physique. Ce n’est pas n’importe qui qui accepterait de passer six mois dans une petite ville de Russie pour travailler, étudier et s’entraîner loin de tout son confort. C’est un homme de vision et j’espère qu’il va pouvoir partager son expérience avec d’autres.”

 

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